Surfaces et puissances : quel climatiseur mobile pour votre pièce

Accorder les surfaces et les puissances est le calcul qui détermine tout le reste. Un climatiseur sous-dimensionné tourne en continu sans jamais atteindre la consigne ; un modèle trop puissant refroidit par à-coups, s'arrête trop tôt et laisse une sensation d'humidité désagréable. La bonne puissance se calcule, elle ne se devine pas.

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En bref

Pour accorder surfaces et puissances, comptez environ 100 watts frigorifiques par mètre carré en conditions normales, soit à peu près 340 BTU par mètre carré. Majorez de 15 à 25 % pour une pièce sous les toits, très vitrée ou exposée plein sud.

Le calcul de base, puis les corrections qui comptent

La règle de départ est simple : pour une pièce standard de 2,50 mètres sous plafond, correctement isolée et sans exposition extrême, on retient 100 watts frigorifiques par mètre carré. Comme les fiches produit s'expriment en BTU par heure, il faut convertir : 1 watt frigorifique vaut environ 3,41 BTU/h. Une chambre de 12 mètres carrés demande donc autour de 1 200 watts, soit environ 4 100 BTU/h, et on choisira un modèle 5 000 ou 6 000 BTU.

Les corrections font toute la différence. Une pièce sous les combles ou avec une grande baie vitrée exposée sud demande une majoration de 20 à 25 %. Un plafond à 3 mètres au lieu de 2,50 impose de raisonner en volume plutôt qu'en surface. Chaque occupant permanent ajoute environ 100 watts de charge, et un poste informatique complet entre 150 et 300 watts. Une cuisine ouverte sur le salon peut ajouter 500 à 800 watts pendant la préparation des repas.

Le surdimensionnement est un piège aussi coûteux

L'intuition pousse à prendre large, mais un appareil trop puissant pose un vrai problème. Il atteint la consigne rapidement, s'arrête, redémarre peu après, et ce cycle court l'empêche de déshumidifier correctement l'air. Résultat : la température affichée est bonne mais la sensation reste moite. S'y ajoutent une usure accélérée du compresseur, car ce sont les démarrages qui l'abîment, et une consommation supérieure à ce qu'aurait donné un modèle correctement dimensionné.

La bonne cible se situe dans une fourchette de plus ou moins 15 % autour du besoin calculé. En dehors, on perd soit en confort, soit en durée de vie.

Correspondance surface, puissance et BTU

SurfaceBesoin (W froid)BTU/hModèle courantConso électrique
10 à 15 m21000 à 15003400 à 51007000 BTU0,7 à 0,9 kW
15 à 25 m21500 à 25005100 à 85009000 BTU0,9 à 1,1 kW
25 à 35 m22500 à 35008500 à 1200012000 BTU1,2 à 1,5 kW
35 à 50 m23500 à 500012000 à 1700016000 BTU1,6 à 2,0 kW
50 à 70 m25000 à 700017000 à 2400020000 BTU2,1 à 2,6 kW

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La méthode de calcul

Le ratio de 100 watts frigorifiques par mètre carré est une règle de dimensionnement courante, à corriger selon l'isolation, l'exposition et la hauteur sous plafond de votre pièce. Voir ADEME : les repères de dimensionnement et de confort d'été y sont détaillés.

Questions fréquentes

Comment convertir des BTU en watts ?
Divisez les BTU par 3,41 pour obtenir des watts frigorifiques. Un modèle 9 000 BTU développe donc environ 2 640 watts de froid. Attention à ne pas confondre avec la consommation électrique, qui est trois fois plus faible : ce même appareil consomme autour de 900 watts sur le compteur.
Un seul appareil peut-il refroidir deux pièces ?
Rarement de façon satisfaisante. L'air froid circule mal entre deux volumes séparés, même portes ouvertes. Il vaut mieux traiter la pièce réellement occupée, ou choisir un bi-split mobile conçu pour cela.
Faut-il majorer pour une pièce sous les toits ?
Oui, de 20 à 25 % au minimum. Une pièce sous combles reçoit la chaleur accumulée par la toiture toute la journée et la restitue tard le soir. C'est le cas où le sous-dimensionnement se paie le plus cher.